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SELF SERVICE AW19 BY JONAS UNGER
VALERIE BY PHILIPPE JARRIGEON


HOW DID YOUR CAREER GET STARTED?

VW J’ai commencé ce métier par le hasard d’une rencontre avec un photographe alors débutant, Thomas Lagrange et une proposition du magazine Citizen K d’inaugurer une rubrique fooding. Il y a 20 ans ce mot n’existait. Je devais illustrer des recettes de chefs imaginée pour le réveillon, au passage de l’an 2000. Raconter une histoire de plateaux repas en 6 tableaux. L’exercice était amusant.

WHAT DO YOU THINK WAS YOUR DEFINING MOMENT WHEN YOUR CAREER TOOK OFF?
VW Après ce premier éditorial, j’ai poursuivis mes « petits arrangements » avec Thomas Lagrange qui travaillait alors pour le Vogue et le Self Service. Il m’a introduit auprès de Suzanne koller, fondatrice du Self Service avec Ezra Petronio. La rencontre avec Suzanne a été déterminante pour ma carrière en m’ouvrant ainsi à l’univers de la mode. Quelle chic fille!

La maitrise absolue du cadre et du style. Elle m’a mis au travail dans la joie en éveilant mon sens artistique qui dépasse largement l’univers de la mode. Autre rencontre décisive: la photographe Zoé Gerthner. Nourrie d’inspiration Bauhaus, cette jeune californienne de 20 ans allait donner une nouvelle impulsion à mon travail. j’explorais avec Zoé une autre vision du still life, inspiré par les surréalistes d’Andre Kertesz à Florence Henri et baigné de lumière naturelle. Zoe a vite su imposer son écriture dans la mode et accompagner le travail de cette photographe était une experience passionnante. Son style a été une référence dans la mode et il reste toujours imité.

HAS WORKING IN FASHION CHANGED YOUR PERCEPTION OF IT?
VW La mode est un sujet comme un autre. Construire une image est un exercice de narration qui m’intéresse. Peu m’importe s’il faut mettre en scène un modèle, des sacs ou du maquillage. J’essaie d’avoir une vision plus plasticienne et trés spontanée.

PURPLE MAGAZINE SS19 BY ANDREA SPOTORNO
SELF SERVICE AW19 BY JONAS UNGER


YOU ARE KNOWN AS A SET DESIGNER. IS THAT HOW YOU WOULD DESCRIVE YOUR WORK?

VW Mon travail consiste a nourrir le travail d’un photographe par mes recherches d’objets et de mise en scene de l’espace. J’aime ce travail d’équipe, accompagner et construire une image qui épousent la vision du photographe ou d’un DA. Dessiner un cadre en faisant appel à ma créativité, c’est ce qui m’intéresse dans ce travail.

FAVOURITE JOB/PROJECT? 
VW Chercher l’objet unique qui servira au mieux une histoire et échanger mes idées avec une équipe. J’aime ce ping pong créatif.

WHAT DO YOU LOVE MOST ABOUT YOUR JOB?
VW Pendant le shooting, j’adore chercher le bon angle avec le photographe. En amont, j’adore la phase de recherche des objets, découvrir les trésors des antiquaires. J’aime aussi imaginer les situations ou le modele va interagir avec le décor. Le set design oblige à avoir une vision large et précise du sujet. Accessoiriste, « architecte »., scenariste…je me projette dans des situations trés variées pour mettre en forme une histoire.

ANY DREAM PROJECTS YOU HAVE HAD OR YOU ARE STILL DREAMING ABOUT?
VW J’ai toujours voulu faire de la scènographie. Je vis un rêve. (rire)

WHERE DOES YOUR IDEA STAND IN RELATION TO THE CLIENT’S BRIEF?
VW En qualité de set designer, mon rôle est d’accompagner une histoire et de donner forme a une idée dans le respect d’un cahier des charges. Quand je reçois un brief, j’essaie toujours d’optimiser une idée.

TELL US ABOUT YOUR WORK WITH PHOTOGRAPHER PHILIPPE CHANCEL. WE LOVE THE “Souvenirs de photos”! DO YOU CONSTRUCT THE IMAGE AS A WHOLE TOGETHER, OR IS IT STRICTLY YOU ARRANGING THE SCENARIO AND HIM TAKING THE PHOTO AS HE FEELS IT?
VW J’ai la chance d’avoir un mari photographe (photographe documentaire) et quand mes 4 enfants étaient en bas âge j’ai mis le métier de set design entre parenthese au profit d’un projet plus personnel et mieux adapté au contrainte de la vie de famille. J’ai eu alors l’envie de faire un livre sur l’une de mes obsessions: les vitrines de magasin, les devantures des commerces ordinaires, la boutique du coin de la rue, si banale que notre regard cesse souvent de la voir. Cette poétique de l’ordinaire me fascine. Pour faire cet inventaire à la Perec, Philippe et moi avons arpenté rigoureusement 5 capitales: Paris, Londres, NewYork Tokyo, Bruxelles. Mon regard capte la vitrine, Philippe capture l’image. Ensuite c’était passionnant de comparer ces commerces à l’échelle d’une capitale. Et l’occasion de renouveller l’iconagraphie des villes. Les guides touristiques sont si ennuyeux! Nos livres ce sont construit avec beaucoup de liberté, comme une ballade amoureuse. Et comme le set design, ce travail nait avec beaucoup de spontanéité.

CAN YOU SPEAK ABOUT YOUR NEXT PROJECT?
VW Secret. Les nouveaux projets sont toujours confidentiels jusqu’à leur parution.

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PURPLE MAGAZINE SS19 BY ANDREA SPOTORNO